BIENVENUE SUR LE SITE DE LA CCFS!

 

 

Pour être informés chaque semaine de toutes les nouvelles de la communauté, abonnez-vous à la NEWSLETTER de la CCFS en cliquant sur ce lien!

  

MESSE FRANCOPHONES À L'ÉGLISE SAINT MICHEL (Plan d'accès)

Les messes de la CCFS ont lieu à Saint Michel le samedi soir à 18h00 et le dimanche matin à 10h30Une messe est également célébrée en semaine à Saint Michel tous les mardi soir à 19h30

 

Prière de Taizé tous les premiers vendredis de chaque mois à 19h30 

Confessions tous les samedi de 17h00 à 17h30 avant la messe

Paroisse Saint Michel
万航渡路1066号,近长宁路
1066 WanHangDu Lu/ChangNing Lu 
Métro Longde Lu (ligne 11, exit 3)

 

PLAN D'ACCÈS À L'EGLISE ST MICHEL

Accès Eglise Saint Michel Shanghai

ATTENTION

 

- Prière de Taizé le vendredi 2 janvier et ensuite chaque premier vendredi du mois

 

 

 

 

 

 

 

Accédez à l'annuaire en cliquant sur le lien suivant: annuaire 

 

POUR RETROUVER LES DERNIERES HOMELIES DU PAPE FRANCOIS : CLIQUEZ SUR CE LIEN

 

 

 

 

 

 

 

Alors que nous célébrons le 27 janvier l'anniversaire de la libération d'Auschwitz, se repose la question d'un Dieu absent du monde. Comment penser encore Dieu après la Shoah ? Publié le 26 janvier 2015.

 

Avec la Shoah, s’est posée la question du mal radical, indicible. Avec en corolaire celle de la toute-puissance de Dieu. Qui est ce Dieu qui laisse exterminer plus de cinq millions de Juifs, hommes, femmes et enfants, qui permet la monstruosité sans intervenir, qui reste silencieux, comme absent, ou au moins indifférent ? Peut-on encore imaginer qu’il est un Dieu d’amour ?

Le premier à poser la question en termes radicalement nouveaux est le philosophe juif Hans Jonas. Dans son petit livre "Le concept de Dieu après Auschwitz", il s’interroge sur ce Dieu qui « laissa faire » et conçoit plusieurs hypothèses qui ont beaucoup marqué la théologie de la seconde moitié du XXe siècle. Dieu, dit-il, a abandonné sa toute-puissance pour créer le monde. Et cet abandon a affecté son état. S’il n’est pas intervenu durant les atrocités de l’Holocauste, ce n’est pas qu’il ne le voulait pas mais qu’il ne le pouvait pas. Cette intuition d’un Dieu qui a renoncé à sa puissance pour faire advenir le monde,  mais qui se soucie de l’homme, rejoint celles de théologiens protestants comme Dietrich Bonhoeffer : « Seul un Dieu faible peut nous venir en aide » ou  Wilfred Monod (« Dieu s’efforce et ne réussit pas toujours. Quel soulagement de le croire ! ») Ce dernier précisait que Dieu n’avait pas encore réalisé sa toute-puissance, qu’il n’existait pas encore en plénitude, et que sa puissance était en puissance. Du coup, nous dit encore Hans Jonas, si Dieu, après s’être entièrement donné dans le monde en devenir, n’a plus rien à offrir, c’est maintenant à l’homme de donner.

Cette idée selon laquelle c’est l’homme qui peut aider Dieu a été exprimée aussi de façon très émouvante par la jeune philosophe juive hollandaise Etty Hillesum, victime elle-même de la Shoah (Une vie bouleversée, Journal, 1941-43, Ed. du Seuil, 1985). Cette manière de considérer Dieu donne donc tout son poids à l’action et la responsabilité de l’homme, donc à la valeur de l’humanité. C’est à cette même conclusion que conduit le philosophe Paul Ricœur dans son livre intitulé Le mal. Il écrit, au terme d’un parcours qui l’a conduit à présenter les différentes formes de rationalité que la question du mal a suscitées dans l’histoire de la pensée : « Pour l’action, le mal est avant tout ce qui ne devrait pas être, mais doit être combattu. En ce sens, l’action renverse l’orientation du regard. Sous l’emprise du mythe, la pensée spéculative est tirée en arrière vers l’origine : d’où vient le mal ? demande-t-elle. La réponse – non la solution – de l’action, c’est : que faire contre le mal ? Le regard est ainsi tourné vers l’avenir, par l’idée d’une tâche à accomplir, qui réplique à celle d’une origine à découvrir. »

Sophie de Villeneuve

Extrait de www.croire.com

 

 

Pourquoi Dieu tolère-t-il le mal?

 

Pourquoi Dieu laisse-t-il advenir sans réagir tsunamis et tremblements de terre, accidents et maladies ?  Le P. Sylvain Gasser, assomptionniste, répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission de Radio Notre-Dame "Mille questions à la foi".

 
 
Sophie de Villeneuve : Pourquoi Dieu tolère-t-il le mal ? Pourquoi ne réagit-il pas plus énergiquement pour éviter les guerres et les massacres, pourquoi laisse-t-il advenir tsunamis et tremblements de terre, accidents et maladies ? Pourquoi n'intervient-il pas plus fréquemment dans ce monde ? Et d'abord, le mal a-t-il quelque chose à voir avec Dieu ?

Sylvain Gasser : Je dirais qu'avant de parler de Dieu, il faut dire que le mal a quelque chose à voir avec l'homme. Dès son plus jeune âge, l'enfant fait l'expérience du mal, celui qu'il subit quand il se blesse, mais aussi celui qu'il peut commettre. Il perçoit que sa vie est limitée et qu'il ne parvient pas à faire tout le bien qu'il voudrait. Le mal est inscrit dans la vie de l'homme dès l'origine.

 

Dès l'origine, cela veut dire que Dieu participe à ce mal, puisqu'il est notre créateur ?

S. G. : Certaines personnes disent : Dieu est censé avoir créé un monde qui est bon, or le mal existe, donc Dieu n'existe pas. Ou alors il a aussi créé le mal, et je ne peux pas l'admettre. Dostoïevsky disait que devant la souffrance d'un enfant, il remettait son billet d'entrée. J'ai envie de poser la question : de qui a-t-il reçu ce billet ? Cependant, il est bon que l'on entende ce cri de l'homme face à la souffrance, ce questionnement. L'Écriture ne répond pas à la question du mal ni à celle de son origine. La poétesse Marie Noël disait : "Le mystère du mal est le seul où Dieu ne donne pas à croire mais à penser." Je n'ai pas à croire en un Dieu qui aurait créé le mal contre un Dieu qui aurait créé le bien. Ce monde binaire, en noir et blanc, n'est pas celui de la foi chrétienne. Le mal que je subis ou que je commets, je n'ai pas à y croire, mais à y réfléchir. Est-ce que je dois lever le poing et mettre Dieu en accusation ?

 

Dans les Psaumes, on voit souvent l'homme lever le poing…

S. G. : Oui, le poing levé, c'est la question qu'il est bon et sain de poser face au mal.

 

Mais est-il bon de poser la question à Dieu ?

S. G. : Oui, il est bon de se tourner vers notre Créateur. S'il nous a créés bons, s'il veut que notre vie soit bonne, c'est pour que nous entrions sur un chemin de bonté. Dans la Genèse, Dieu crée en parlant et en séparant, et il voit que cela est bon. Au sixième jour, il crée l'homme et il voit que c'est très bon. Tout pourrait s'arrêter là. Mais c'est alors que commence vraiment l'histoire de l'humanité. Et dans cette histoire surgit un élément hétéroclite, étranger, je ne sais comment dire, qui est la question du mal.

 

Vous dites : Je ne sais comment dire. Est-ce parce que nous n'avons pas de mots pour qualifier le mal ?

S. G. : Nous avons des mots : ceux qui disent la souffrance, et ceux qui expriment la volonté que cela cesse. Dire : "J'ai mal" est important, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi vouloir changer le cours des choses. C'est le chemin de l'Alliance. Dieu le premier veut cela, il mène contre le mal le même combat que nous. Ou plutôt, Dieu mène mon combat et moi je mène le sien.

 

Cela veut-il dire que la Création, finalement, n'est pas aussi bonne que Dieu l'avait dit ?

S. G. : C'est une question de foi : je crois que Dieu a fait une création bonne, et qu'il m'a créé bon.

 

Mais quelque chose, ou quelqu'un, est arrivé ?

S. G. : Quelque chose. Dans ses Carnets, en 1943, Sartre écrivait cette phrase extraordinaire : "L'homme est quelqu'un à qui il est arrivé quelque chose". Vous me direz que c'est vague ! Ce quelque chose qui arrive, c'est comme un accident. Face à cela, on baisse les bras, ou on se relève et l'on se bat. On dit souvent que le livre de Job pose la question du mal. Je ne sais pas s'il la pose, mais il en fait le tour, et Dieu n'intervient pas pendant presque toute la durée du livre. Job est là avec sa souffrance, avec la dépression dans laquelle il sombre, avec les conseils de ses amis dont il ne sait que faire. Il est une victime et même une sur-victime, car ses amis lui disent : "Si tu es dans cet état, c'est parce que tu as fait quelque chose". On veut l'assigner au tribunal. C'est alors que Dieu intervient, au chapitre 38, et dit : "Où étais-tu quand je posais les fondations du monde ?" Au lieu de répondre à la question du mal, il déplace cette question, rappelle qu'il est le Créateur, que la Création précède l'apparition de l'homme, et que l'homme, quand il arrive, doit faire alliance avec elle.

 

En fait, quand il arrive quelque chose de grave, Dieu n'y est pour rien ?

S. G. : Quand on visite des malades ou des prisonniers, il faut commencer par leur permettre d'exprimer leur souffrance. On ne peut pas juger quelqu'un pour les paroles qu'il dit quand il souffre. Il faut laisser la souffrance s'exprimer, mais ne pas s'arrêter là. Et quand on se demande : "Que puis-je faire", alors naissent la solidarité, les relations d'entraide. Je ne mettrai pas forcément fin à la maladie du malade, je ne ferai pas sortir le prisonnier de prison, mais je serai là, présent, avec lui.

 

Vous voulez dire que s'il n'y avait pas de mal, il n'y aurait pas de bien ?

S. G. : Il serait un peu pervers de dire que le mal est la cause du bien. Mais puisque le mal est là, faisons le bien.

 

À un excès de mal, donnons un excès de bien ?

S. G. : Oui. A l'excès du Vendredi saint, il y a toujours la promesse de Pâques. Et l'excès de Pâques excède le drame du Vendredi saint.

 

Alors que fait Dieu, finalement ?

S. G. : En lisant les Écritures, je vois que Dieu fait tout pour nous faire sortir du cercle infernal du mal. Ce tout, c'est l'Alliance qu'il contracte avec l'homme. Et il va jusqu'au bout, en envoyant son propre fils, celui que nous reconnaissons comme le Fils de Dieu. Au lieu d'arrêter le mal et la souffrance du haut de son nuage, il laisse la violence, la souffrance, l'injustice aller jusqu'au bout, et il fait corps avec la Croix. C'est toujours dans la méditation devant la Croix que surgit l'espérance et la détermination à ne pas s'arrêter au mal.

 

Cette expérience que vous décrivez, qui est l'expérience chrétienne, elle prend du temps, c'est l'expérience de toute une vie ?

S. G. : Oui, mais je suis frappé de voir que très tôt, les enfants sont sensibles au mal qu'ils commettent, et qu'ils regrettent. Il y a une conscience à l'œuvre même chez des enfants très jeunes, et c'est avec ce qu'ils discernent du mal qu'ils sont appelés à devenir meilleurs.

 

Cette conscience que vous observez chez l'enfant, elle se perd ensuite ?

S. G. : Je ne crois pas. Il arrive parfois que l'on voie certains se conduire moins bien que des bêtes, mais je ne désespère pas de l'homme. Sinon je baisserais les bras, et je laisserais Dieu se débrouiller tout seul. Mais Dieu a besoin de moi, c'est cela l'Alliance.

 

Contre les tsunamis ou les tremblements de terre, nous ne pouvons pas grand-chose, mais dans nos vies quotidiennes, concrètement, que pouvons-nous faire contre la souffrancede quelqu'un ?

S. G. : Je crois que le devoir du chrétien, c'est d'être présent aux autres. A côté de quelqu'un qui souffre, et dont je ne peux apaiser la souffrance parce que je ne suis pas médecin, je suis là, il suffit souvent d'un geste ou d'un regard. C'est un acte d'amour. Quant au mal je commets, j'ai à le reconnaître. C'est le travail de la conscience, et notre monde a besoin d'éclaireurs de conscience.

 

Où se situe Dieu ? Entre le bien et le mal ?

S. G. : Non, il ne s'agit pas d'un match, Dieu est fondamentalement le Dieu du bien. Et puisque je crois en ce Dieu du bien, je vais tout faire pour mener avec lui le combat contre le mal.

 

Vous pensez que Dieu souffre du mal qu'il y a sur terre ?

S. G. : Je le crois, parce que s'il y a des hommes qui souffrent, il y en a d'autres qui se lèvent pour lutter contre cette souffrance, et c'est pour moi le témoignage que Dieu n'abandonne pas le monde à la souffrance.

 

Dans les Écritures, on voit parfois Dieu se repentir de sa Création. Vous pensez que cette Création le rend triste ?

S. G. : En effet, Dieu s'est repenti au moins une fois, quand il a voulu régler la question du mal par le déluge. C'est ce que j'appelle la dernière tentation de Dieu. Mais finalement, le geste de paix et d'ouverture de Noé qui fait partir la colombe le retient, et c'est cette paix et cette réconciliation possibles qui nous sont ultimement révélées encore aujourd'hui.

 

Entretien paru dans "Croire"

DANS LE MONDE

Comment parler de Jésus?

La fréquentation du Jésus des Évangiles bouscule et affine les représentations que nous avons de lui. Un entretien avec Jean-Louis Souletie, théologien, professeur à l’Institut catholique de Paris. Publié le 14 avril 2014.  Beaucoup  de chrétiens hésitent à parler de Jésus. Certains disent même...

Plus

DECOUVREZ


Warning: imagejpeg() [function.imagejpeg]: Unable to open '/home/cathoshang/domains/catho-shanghai.org/public_html/modules/mod_news_pro_gk4/cache/albert-einstein-22-285x300nsp_74.jpg' for writing: Permission denied in /home/cathoshang/domains/catho-shanghai.org/public_html/modules/mod_news_pro_gk4/gk_classes/gk.thumbs.php on line 226

Les scientifiques prient-ils?

Les scientifiques prient-ils?

"Les scientifiques prient-ils ?", demanda un jour une petite fille à Albert Einstein"Se vouer à la science mène à un sentiment religieux un peu spécial ", lui répondit cinq jours plus tard le père fondateur de la physique moderne."On peut dire que tout individ...

Plus

ALLER PLUS LOIN

Le chrétien est un capital risqueur (fou…

Le chrétien est un capital risqueur (fou)

  Pour les non-croyants, l’un des motifs de la foi, serait de se “rassurer” devant l’angoisse de la mort en promettant un monde idéal post-mortem. Une idée que la marxisme-léninisme, généreuse idéologie athée, avait résumée en disant que la religion “est l’opium du peuple”. Voulant dire par là qu...

Plus

 

 

Nous Contacter

Vous n'avez pas trouvé de réponses à vos questions ou vous souhaitez faire une annonce pendant la prochaine messe, faites-le nous savoir : Equipe Communication

Newsletter

Souscrire à la newsletter de Catho-Shanghai pour être au courant des dernières actualités et activités de la communauté!